jeudi 28 janvier 2016

Le roi d’Espagne persona non grata dans la commune de Breda


La commune de Breda (3.728 habitants) dans la province de Gérone (Girona) vient de voter lors de son conseil municipal de lundi dernier, une mesure visant à déclarer le roi Felipe VI comme "persona non grata" dans la commune, comme l'a indiqué le parti ERC de Breda. Le Roi, ainsi que toute la famille royale, ne sont plus les bienvenus dans la petite commune de Catalogne. Les représentants ont appuyé leur décision sur le fait que le roi Felipe VI "est le représentant maximal d'un Etat qui empêche le libre exercice du droit de décider du peuple catalan", et que "la monarchie est une institution qui représente des valeurs complètement opposées à l'égalité entre les citoyens", autoproclamant ainsi la commune de Breda comme étant républicaine.

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dimanche 8 novembre 2015

Causa Galiza suspendue

Le dernier vendredi 30 octobre, la Guardia Civil, par ordre de l´Audencia Nacional – le tribunal politique espagnol- arrêtait dans son domicile neuf militants indépendantistes galiciens, tous membres de l´organisation politique Causa Galiza. Le dispositif policier s´est développé au même temps en plusieurs villes galiciennes et tous les arrêtes -sauf un qui souffre des graves problèmes de santé- ont été déplacés et mises en garde à vue à Madrid.

Les arrestations ne se sont pas produits par des activités liées à la lutte armée sinon que c´est l´activité politique de l´organisation qui est criminalisé. Le Ministère de l´Interieur espagnol accuse aux détenus d´apologie du terrorisme par le fait d´avoir célébré le 11 octobre dernier le « Día da Galiza combatente » (Journée de la Galice combattante), un acte que l´indépendantisme organise depuis 2002.

Les militants ont passé trois jours en prison communiquée et ils ont été remises en liberté le lundi 2 après avoir déclaré face au juge. Privés du passeport, les militants ne peuvent pas sortir de l´État Espagnol et ils sont accusées de collaboration et intégration d´organisation terroriste. Les activités de l´organisation politique Causa Galiza ont été aussi suspendues pendant deux ans.

Des nombreuses concentrations de solidarité ont été convoqués dans les villes plus importantes de Galice, ainsi que toutes les organisations politiques et syndicats nationalistes galiciens ont montré leur opposition a cette opération policier et critiquent la « persécution des idées ».

Le BNG (Bloc Nationaliste Galicien) s´oppose à la « criminalisation des idées » et a montré son rejet à la suspension de Causa Galiza, ANOVA rappel que «être indépendantiste n´est pas un délit » et Agora Galiza souligne « l´objectif politique et médiatique » de cette opération. Des organisations politiques catalanes (CUP), Basques (Sortu) et castillanes (Yesca) ont montré aussi leur solidarité avec les détenus.
L´état espagnol maintient sa tradition de pratiquer des arrestations politiques avant les élections législatives, qui vont se célébrer le 20 décembre prochain. Le gouvernement du PP utilise ces opérations pour montrer sa défense de l´unité d´Espagne et sa lutte contre le « terrorisme ».

Source: Bretagne Info

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samedi 24 octobre 2015

Le Premier Ministre Français Manuel Valls a suggéré que le Barça pourrait rejoindre la Ligue 1 après l'indépendance

Le Premier ministre, Manuel Valls a d’ailleurs ouvert la porte à cette arrivée du club catalan. Alors que certains se plaignent de voir le PSG écraser la Ligue 1 sans forcer, cela pourrait bientôt changer. Malgré une concurrence présente avec l’OM, l’OL ou encore l’ASSE, les champions de France pourraient finalement avoir encore plus fort à faire en se frottant au FC Barcelone. Un adversaire face auquel les hommes de Laurent Blanc se sont inclinés en Ligue des Champions la saison passée et qui pourrait donc totalement relancer le championnat.

Le FC Barcelone en Ligue 1 ? Ce cas de figure pourrait voir le jour en cas d’indépendance de la Catalogne. Si cela venait à se confirmer, le club catalan pourrait être exclu du championnat espagnol. En France, on ne serait d’ailleurs pas opposé à la venue de Lionel Messi en Ligue 1. Dans des propos rapportés par le magazine Challenges, Manuel Valls, qui est un grand fan du Barça, a notamment ouvert la porte : « Après tout Monaco y joue, et bien… ».

En cas de départ de Barcelone de la Liga, les supporters n’auront plus le droit de voir l’opposition entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Alors que la compétition entre les deux est sans cesse évoquée, l’Argentin a tempéré cela : « Ce sont des choses que les gens disent. Je ne suis pas en compétition avec Cristiano et je suppose qu’il ne l'est pas avec moi. Ce que je veux, c’est être le meilleur pour mes équipes et je travaille pour ».

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mercredi 7 octobre 2015

Rassemblements de soutien à la Catalogne à La Baule le 14 octobre et Nantes le 15

Le Centre de Recherche et Diffusion de l'Identité Bretonne se joint au collectif Bretagne-Catalogne/Breizh-Catalunya (*) qui appelle tous les démocrates à se rassembler à La Baule le mercredi 14 octobre à 18 h. Ce rassemblement vise à témoigner du soutien des démocrates bretons à Artur Mas l'actuel président de la Generalitat de Catalogne qui est convoqué par la justice espagnole pour «désobéissance». Il est accusé d'avoir organisé une consultation populaire sur l'indépendance de la Catalogne qui mobilisa 2,3 millions d'électeurs suite au refus par le gouvernement de Madrid d'un référendum d'auto-détermination. On peut se demander si la date de sa convocation fixée au 15 octobre a été choisie au hasard quand l'on sait que cela fera 75 ans jour pour jour que le sinistre Franco faisait fusiller Lluís Companys, premier président élu de la Generalitat.

* Pour l'actualité Bretagne-Catalogne au twitter @BreizhCatalunya

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mercredi 30 septembre 2015

Le président de la Catalogne poursuivi pour le référendum de 2014


Le Tribunal supérieur de justice a convoqué, le Président de la Catalogne, Artur Mas, en vue de l’inculper pour avoir organisé, le 9 novembre 2014, une consultation sur l’indépendance de la Catalogne (Une consultation sans valeur légale!) alors que celle-ci avait été interdite par la Cour constitutionnelle espagnole. La citation du dirigeant catalan pour désobéissance civile, abus de pouvoir et détournement de fonds publics survient deux jours après la victoire des listes indépendantistes catalanes aux élections. Près de 2,3 millions de personnes y avaient participé et 1,9 million s’étaient prononcées pour l’indépendance.

La gouvernement de la Catalogne a dénoncé mardi « un procès politique » et dénoncé « des tics et anomalies démocratiques » de la justice et du gouvernement espagnols visant à poursuivre « celui qui, le 9 novembre 2014, avaient sorti les urnes pour que les citoyens catalans puissent s’exprimer ».

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lundi 28 septembre 2015

Victoire des indépendantistes aux élections régionales




Les deux partis favorables à l’indépendance de la Catalogne vont obtenir plus de la majorité des sièges au parlement régional, selon des résultats quasi définitifs des élections de dimanche 27 septembre,
Les deux listes Junts pel Sí (« Ensemble pour le oui ») et la Candidature d’unité populaire (CUP, extrême gauche) devraient cependant échouer à obtenir la majorité absolue des voix, plafonnant à environ 47,8 % des voix. Elles réuniraient 72 sièges sur 135, au-delà de la majorité absolue de 68 sièges.

Ensemble pour le oui (indépendance) 1,620,697 39,54 % 62 elus
C's (Unioniste, centre)                       734,538 17,92 % 25 elus
PSOE (Unioniste, gauche)                  521.916 12,73 % 16 elus
CSQEP (Autodétermination)               366.274  8,94 % 11 elus
PP (Unioniste, droite)                        348.350  8,50 % 11 elus
CUP (indépendance)                          336.292  8,21 % 10 elus
UDC (Autodétermination)                   102.835  2,51 % 0 elus

Participation: 77,44 % 


«Le message (des électeurs) est clair. Nous avons la majorité qui légitime totalement le fait d’initier le processus», a dit Raül Romeva lors d’une conférence de presse à Barcelone, au lendemain des régionales qui donnent 72 sièges aux deux listes indépendantistes, soit la majorité absolue au parlement.

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vendredi 25 septembre 2015

L'élan vers l'indépendance

Sondage après sondage, les indépendantistes en Catalogne se rapprochent de leur but : remporter, dimanche, des élections régionales pour faire, d'ici à un an et demi, sécession de l'Espagne. En menaçant l'unité d'un des plus vieux pays d'Europe, le projet d'Artur Mas et de ses alliés ébranle l'UE tout entière. Même la planète foot pourrait être impactée ! De notre correspondante en Espagne. Les Catalans se préparent à des élections décisives, dimanche. Théoriquement invités à renouveler leur Parlement régional, ils se prononceront, dans les faits, sur l'indépendance de la Catalogne. Emmenés par le président catalan, Artur Mas, les principaux partis et associations favorables à la sécession se sont en effet regroupés au sein d'une liste électorale unique, « Junts pel Si » (Ensemble pour le Oui) dont le programme est clair : proclamer l'indépendance.

Les sécessionnistes ont, de ce fait, transformé les élections régionales catalanes en un véritable plébiscite pour l'indépendance. C'est ce que souhaitait, du reste, Artur Mas. Il compte ainsi contourner les obstacles légaux qui avaient invalidé le simulacre de référendum sur l'indépendance organisé le 9 novembre 2014 dans la région. Face à la liste des indépendantistes, les autres partis n'ont eu d'autre choix que de faire campagne pour le « Non » à la sécession de la région du nord-est de l'Espagne. L'appartenance à l'UE en balance À deux jours du grand rendez-vous, la tension est palpable. Les candidats de « Junts pel Sí » sont donnés vainqueurs par les derniers sondages. S'ils s'allient avec la CUP, l'autre liste indépendantiste, les sécessionnistes obtiendront la majorité absolue des sièges au Parlement régional. Les partisans du maintien dans l'Espagne se mobilisent donc et multiplient les avertissements : pendant que le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, appelle à « un vote massif en faveur du bon sens et de la responsabilité », son gouvernement affirme que les Catalans perdront, en cas de sécession, leur nationalité espagnole et donc leur appartenance à l'Union européenne.

La sortie de l'UE est d'ailleurs l'un des principaux arguments brandis par les milieux économiques qui, à l'approche des élections, ont manifesté leur inquiétude. Les socialistes évoquent, eux, des « conséquences dévastatrices » pour la Catalogne et l'Espagne, tout en proposant de réformer le modèle d'État espagnol afin de satisfaire certaines revendications de la région, notamment en matière de financement. Un processus en 18 mois Face à eux, les indépendantistes font vibrer la corde sensible de leurs potentiels électeurs et les appellent à participer au « vote de leur vie » et à construire « un pays nouveau ». S'ils l'emportent, comme le prédisent les sondages, ils comptent créer les structures nécessaires au fonctionnement d'un État afin de proclamer l'indépendance dans un délai de 18 mois. Mais c'est sans compter sur l'opposition du gouvernement central qui compte utiliser tous les instruments juridiques dont il dispose pour mettre un terme à l'aventure sécessionniste. Le ministre de l'Extérieur, José Manuel García Margallo, a d'ores et déjà averti que « la déclaration unilatérale d'indépendance n'aurait pas d'effet juridique ». La bataille ne fait que commencer.

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samedi 12 septembre 2015

Manifestation monstre des indépendantistes catalans à Barcelone


Selon la police locale, près de 1,4 million de personnes ont pris part à la manifestation, qui s’étirait en fin d’après-midi sur 5 kilomètres d’une artère du nord de Barcelone, Avinguda Meridiana. La manifestation, qui avait déjà rassemblé plus d’un million de personnes en 2014. Elle doit exprimer « la volonté sans équivoque d’obtenir un Parlement catalan de majorité indépendantiste », résume Jordi Sànchez, président de l’une des associations citoyennes qui l’organisent, l’Assemblée nationale catalane (ANC). « Nous ne demandons pas la lune, a martelé pour sa part le président de l’exécutif catalan, Artur Mas, devant la presse internationale. Nous aspirons à ce que la plupart des nations européennes ont déjà, c’est-à-dire un Etat. »

« C’est la campagne de notre vie, le vote de notre vie ! », a de son côté insisté la tête de liste de la coalition Junts pel si (« Ensemble pour le oui »), l’ancien député européen écolo-communiste Raül Romeva, lors d’un meeting dans une université barcelonaise.

Le président du gouvernement de la Catalogne, l’indépendantiste Artur Mas (conservateur), a solennellement appelé jeudi soir les 5,5 millions d’électeurs catalans à décider le 27 septembre de « l’avenir politique » de leur « nation », en reprochant à Madrid d’avoir « ignoré » la « clameur pacifique » pour le droit à l’autodétermination de la région. « Notre force est dans les urnes, elle n’est pas ailleurs », a-t-il ensuite lancé en meeting, devant la foule des séparatistes convaincus.

Pour la première fois, Mas et ses colistiers forment une large coalition indépendantiste, alliant son parti de centre droit et des formations de gauche. Ils présentent ce scrutin comme un plébiscite, pour ou contre leur projet de conduire la Catalogne vers la sécession, en dix-huit mois.

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vendredi 4 septembre 2015

Les deux principaux partis qui soutiennent l’indépendance se sont mis d’accord

Une nouvelle a fait la une en Catalogne cette semaine. Les deux principaux partis qui soutiennent l’indépendance de cette Communauté autonome se sont mis d’accord, avec des associations de la sociétécivile, pour une liste conjointe en vue des élections du 27 septembre 2015.Les élections du 27 septembre : une liste unitaire pour l’indépendance

Une nouvelle a fait la une en Catalogne cette semaine. Les deux principaux partis qui soutiennent l’indépendance de cette Communauté autonome se sont mis d’accord, avec des associations de la société civile, pour une liste conjointe en vue des élections du 27 septembre 2015.


L’enjeu est de taille car ces élections feront office de plébiscite sur la sécession de la Catalogne face au refus de l’Etat espagnol à négocier un référendum comme a été le cas du Royaume Uni avec l’Ecosse.

Voici quelques éléments d’analyse :

1- Cette liste donne une plus grande visibilité internationale et une interprétation plus claire au scrutin du 27 septembre, étant centrée sur l’indépendance et réunissant un parti de centre-droite (CDC[1]), un de gauche (ERC[2]) et des membres de l’ANC et d’Omnium Cultural[3], les associations qui ont organisé les grandes manifestations indépendantistes de 2012, 2013 et 2014.

2- Elle accueillera sans doute d’autres formations politiques et associations.

3- Elle laisse dans le camp unioniste, et donc du côté du statu quo, la coalition de Podemos avec ICV[4] aussi bien que les socialistes du PSC[5], qui occupent le même espace électoral[6], rejoignant ainsi le Parti populaire (PP) et Ciutadans (C’s), de droite.

4- La liste sans la CUP[7], permet à cette gauche alternative indépendantiste de faire face à la coalition Podemos-ICV. En fait, ICV ne représente pas tellement une alternative, après 32 ans aux commandes de la ville de Barcelone avec le PSC, et 7 ans dans le gouvernement catalan, avec d’autres partis (2003-2010).

5- La liste unitaire met également en avant la volonté de soutenir le président du gouvernement catalan, Artur Mas, qui est inculpé par l’Etat espagnol pour avoir organisé la consultation du 9 novembre 2014 sur l’indépendance de la Catalogne. Il resterait président dans un groupe plutôt de gauche (voir le point 7)[8].

6- Pour l’électeur, cette liste est une garantie, grâce a la présence de la société civile, de l’unité autour du principal objet du plébiscite, l’indépendance.

7- Les trois premiers candidats de la liste sont des personnalités reconnues: Raül Romeva, Carme Forcadell et Muriel Casals. Activiste de longue date en faveur des droits de la Catalogne et de son émancipation sociale, Forcadell a été présidente de l’ANC de 2012 à 2015. De parents réfugiés en France, Casals est la présidente d’Omnium, association créée en pleine dictature. Romeva a fait des nombreuses missions pour l’UNESCO et a été député européen pour ICV, parti qu’il a quitté suite au positionnement non indépendantiste de cette formation. Il a une solide expérience européenne et un réseau international non négligeable. Comme Casals, il parle couramment le français.

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Voici quelques mots sur le cheminement qui a conduit à l’accord autour de la liste commune. Après le succès de la consultation du 9 novembre 2014 (2,4 millions de participants malgré l’interdiction par le Tribunal constitutionnel espagnol et 80% se prononçant pour l’indépendance[9]), la proposition de former une liste conjointe faite par le président de la Catalogne, Artur Mas, n’avait pas trouvé d’écho positif[10]. Ceci avait ouvert une période d’attente jusqu’en janvier 2015 où des élections avancées de caractère plébiscitaire ont été annoncées par le président catalan[11].

Avec une feuille de route conjointe, il semblait toutefois définitif que les principaux partis indépendantistes allaient se présenter séparément aux élections. Entre temps la gauche unioniste s’organisait autour de Podemos face à laquelle la droite unioniste est restée très silencieuse. C’est à ce moment-là, fin juin, que Artur Mas a remis sa proposition de liste commune sur la table, de manière inattendue, invitant les principales organisations de la société civile à s’y joindre.

Cette invitation a provoqué la tenue des consultations internes au sein de l’ANC et d’Omnium. Début juillet, leurs membres se sont massivement prononcés en faveur de la liste unitaire intégrant la société civile. Se sont suivies quelques réunions débouchant sur l’annonce de la liste conjointe ce lundi 13 juillet 2015.
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[1] Convergència democràtica de Catalunya.
[2] Esquerra republicana de Catalunya.
[3] Assemblea nacional catalana, https://assemblea.cat/ -- Pour Omnium, https://www.omnium.cat
[4] Iniciativa per Catalunya – Els Verds ; Podemos, parti créé en 2014, inspiré au départ par le mouvement des indignés.
[5] Partit dels socialistes de Catalunya PSC-PSOE.
[6] http://catalanindependance.blog.lemonde.fr/2015/07/02/le-parti-espagnol-podemos-du-deja-vu/
[7] Candidatura d’unitat popular.
[8] http://www.vilaweb.cat/editorial/4441931/llista-dema-lliure.html
[9] Environ 40% du corps électoral.
[10] http://www.ara.cat/premium/tema_del_dia/Mas-independencia-Solidaritat-Govern-querella_0_1255674516.html
[11] http://www.ccma.cat/324/Mas-anuncia-eleccions-el-27-de-setembre-amb-llistes-diverses-i-full-de-ruta-compartit/noticia/2629440/

 

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vendredi 24 juillet 2015

La mairie de Barcelone retire le buste du "roi" Juan Carlos

La mairie de Barcelone a retiré le buste du roi Juan Carlos I de la grande salle du conseil municipal, jeudi 23 juillet. Deux employés en chemise bleu ciel ont descendu le buste de 34 centimètres. Depuis plusieurs années, les Catalans revendiquent le droit à décider de leur avenir. La presse locale en a fait la une. 

 Le roi d'Espagne Felipe VI, a évoqué le nécessaire respect de la loi espagnole imperialiste, "exigence incontournable pour une cohabitation en paix", alors que la Catalogne vit une poussée de fièvre indépendantiste à deux mois des élections régionales. "Pour le pouvoir judiciaire comme pour le reste des institutions de l'Etat, le respect de la loi n'a jamais été et ne sera jamais une simple démarche, une banale formalité", a ajouté le chef de l'Etat espagnol lors d'une cérémonie d'investiture de juges, en présence du président catalan Artur Mas. "La loi est la source de légitimité et une exigence incontournable pour permettre une cohabitation pacifique et la liberté", a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors qu'Artur Mas a décidé d'organiser le 27 septembre des élections régionales centrées sur la question de l'indépendance. Les partisans de l'indépendance ont réussi à présenter lundi une liste unique rassemblant les conservateurs nationalistes, la gauche indépendantiste et des personnalités issues de la société civile, malgré des divisions internes ces dernières semaines. Son seul programme sera la mise en marche d'un processus de séparation visant à mener la Catalogne vers une sécession dans les 18 mois.

L'annonce a déclenché une nouvelle levée de boucliers du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy promettant "qu'il n'y aura pas d'indépendance de la Catalogne" et assurant qu'il emploira les moyens légaux nécessaires pour éviter que "cinq siècles" d'union soient ainsi brisés. Felipe VI, chef de l'Etat et symbole de l'unité de l'Espagne, a multiplié les déplacements dans la région, pour gagner le coeur et l'esprit des 7,5 millions de Catalans, dont près de 40% souhaiteraient, selon les sondages, une séparation d'avec l'Espagne.

Fin 2014, le parquet espagnol avait annoncé l'ouverture de poursuites contre M. Mas pour l'organisation d'une consultation sur l'indépendance de la Catalogne, interdite par le tribunal constitutionnel. En novembre, cette consultation sans valeur légale avait récolté 80% de "oui" auprès de 1,9 million de votants.
Quelques heures après le discours du roi, la nouvelle maire de Barcelone Ada Colau, a retiré, sous les flashes des photographes, un buste de son père le roi Juan Carlos dans la salle du conseil municipal. Selon l'ancienne militante anti-expulsions, maire de la ville depuis le 13 juin, il s'agissait d'une "anomalie", le père du roi ayant abdiqué en juin 2014. "Il n'est plus chef de l'Etat", a expliqué à la presse l'adjoint Gerardo Pisarello, pour qui la monarchie a quelque chose d'anormal en Espagne "ayant été liée à des privilèges et des aspects opaques peu dignes du XXIème siècle".

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vendredi 5 juin 2015

Coupe du Roi: le gouvernement du Royaume condamne les sifflets anti-espagnols

Le gouvernement espagnol a condamné samedi soir les sifflets nourris des supporteurs basques et catalans à l’encontre de l’hymne national avant la finale de Coupe du Roi entre l’Athletic Bilbao et le FC Barcelone, dénonçant «un manque de respect» et une marque d'«intolérance».
«Le gouvernement condamne les attaques contre les symboles qui représentent l’ensemble des Espagnols, la démocratie qui les protège et le vivre ensemble», écrivent les services du président du gouvernement Mariano Rajoy dans un communiqué.
Avant la rencontre, remportée par le Barça (3-1) au Camp Nou, un énorme concert de sifflets a retenti au moment de la diffusion de l’hymne espagnol, alors que s’affichaient en tribune des mosaïques aux couleurs des drapeaux basques et catalans.
«Profiter d’une rencontre de football pour mettre en scène une protestation de caractère politique est un manque de respect pour ce sport, pour l’ensemble des supporteurs et pour tous les Espagnols», poursuit le gouvernement. «L’intolérance de certains ne doit pas mettre en danger la vie en commun de tous.»
Cette protestation en présence du Roi Felipe VI, qui avait pris place en tribune, pourrait valoir des sanctions aux deux clubs.
Une réunion de la Commission d’Etat contre la violence, le racisme, la xénophobie et l’intolérance a été convoquée pour lundi afin de «dénoncer les actes inconvenants et, si nécessaire, proposer des sanctions», a prévenu Madrid.
Les finales de Coupe du Roi entre le FC Barcelone et l’Athletic Bilbao en 2009 et 2012 avaient déjà donné lieu à des concerts de sifflets contre l’hymne espagnol mais ces finales s’étaient déroulées respectivement à Valence et à Madrid et non pas à Barcelone.
La Catalogne, fière de sa langue et de sa culture, connaît une poussée indépendantiste depuis trois ans, alimentée par la crise et un dialogue de sourds entre Madrid et le gouvernement catalan.

AFP-Libération 
Help Catalonia Anglais:  Catalan (and Basque) Booing Banned in Spain

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mardi 2 juin 2015

Près de 150 parlementaires, maires, conseillers régionaux et départementaux soutiennent David Grosclaude

Après six jours de grève de la faim dans le hall du Conseil Régional d'Aquitaine à Bordeaux et une mobilisation sans précédents, la liste des soutiens à l'action du conseiller régional David Grosclaude se multiplie. A ce jour, ils sont près de 150députés, sénateurs,eurodéputés, maires et adjoints, conseillersrégionaux ou conseillers départementaux à s'être exprimés pour exiger le respect par l'Etat de décisions votées à l'unanimité par deux assemblées générales.

Voici la liste de ces soutiens.

Plus d'info : www.david-grosclaude.com #mespresats @davidgrosclaude

Contact presse : 06 83 01 19 37



Los elegits qui sostienen/ les élus qui soutiennent

(mise à jour le 1er Juin à 17h30 )

Parlementaires
Alain Rousset, député, président du Conseil Régional d’Aquitaine
Colette Capdevielle, députée des Pyrénées Atlantiques
Sylviane Alaux députée des Pyrénées-Atlantiques
Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
Paul Molac, député du Morbihan
Martine Lignières, députée des Pyrénées Atlantiques
Brigitte Allain, députée de Dordogne
Martine Faure, députée de Gironde
Florence Delaunay, députée des Landes
Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques
François de Rugy, député de Loire-Atlantique
Barbara Pompili, députée de la Somme
Marc Le Fur, député de Bretagne

Députés européens
José Bové, député européen
Lidia Senra, eurodéputée de Galice
Le groupe des 12 eurodéputés ALE

Elus étrangers
Paco Boya, Val d’Aran sénateur (sénat espagnol)

Maires et adjoints
Roger Lassaque, maire de Saint Martin le Redon
François Alfonsi, maire, ancien député européen
Christian Troadeg, maire de Carhaix
Philippe Dubourg, président des maires ruraux des Landes
Jean-Michel Lattes, 1er adjoint au maire de Toulouse
Clément Rossignol, adjoint au maire de Bègles
Yves d’Amécourt, maire de Sauveterre de Guyenne
Gérard Henry, maire de Génissac
Christian Laine, maire de Lescar

Conseillers départementaux
Bernard Dupont, conseiller départemental, Pyrénées Atlantiques
Vincent Bru, conseiller départemental, Pyrénées Atlantiques
Max Brisson, conseiller départemental, Pyrénées Atlantiques
Marcel Calmette, conseiller départemental, Lot-et-Garonne
Dominique Fédieu, conseiller départemental, Gironde
Ghislain Descazeaux, conseiller départemental, Tarn-et-Garonne
Marie Christine Aragon, conseillère départementale, Pyrénées-Atlantiques
Stéphane Saubusse, conseiller départemental, Gironde

Conseillers régionaux
Guilhem Latrubesse, conseiller régional, Midi-Pyrénées
François Maitia, vice-président conseiller régional, Aquitaine
Gustau Alirol, conseiller régional, Auvergne
Anne-Marie Hautant vice-président, conseil Régional de Provence
Hervé Guerrera, conseiller régional, Provence
Belkacem Lounes, conseiller régional Rhône-Alpes
Bernard Péré, conseiller régional, Aquitaine
Alice Leiçaguecahar, conseillère régionale, Aquitaine
Martine Alcorta, conseillère régionale, Aquitaine
Monique de Marco, conseillère régionale, Aquitaine
Marie Bové, conseillère régionale, Aquitaine
Bérénice Vincent, conseillère régionale, Aquitaine
Michel Daverat, conseiller régionale, Aquitaine
Gérard Boulanger, conseiller régional Aquitaine
Mathieu Berger, conseiller régional, Aquitaine
Herri Gourmelen, conseiller régional, Bretagne
Michel Diefenbacher, conseiller régional, Aquitaine
Mona Bras conseillère régionale, Bretagne
Christian Guyonvarc’h, conseiller régional, Bretagne
Naïg Le Gars, conseillère régionale, Bretagne
Nicole Rouaire, vice-présidente, conseillère régionale, Auvergne
Léna Louarn, vice-présidente, conseillère régionale, Bretagne
A.M Cocula, vice-présidente, conseiller régional, Aquitaine
Bernard Uthurry, vice-président, conseiller régional, Aquitaine
Fabiana Giovaninni, conseillère territoriale, Corse
Joan Taris, conseiller régional, Aquitaine
L’ensemble des 51 élus de l’Assemblée de Corse qui ont voté une motion
de soutien à l’unanimité
Marcel Matèu, conseiller régional Languedoc, Président du CIRDOC
Philippe Meynard, conseiller régional, Aquitaine
Gérard Onesta Vice-président, conseiller régional, Midi-Pyrénées
Fatma Adda, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
François Calvet, conseiller régional, Midi-Pyrénées
Alain Ciekanski, conseiller régional, Midi-Pyrénées
Guillaume Cros, conseiller régional, Midi-Pyrénées
Françoise Dedieu-Casties, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
Catherine Jeandel, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
Isabelle Meiffren, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
Marie-Christine Pons, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
François Simon, conseiller régional, Midi-Pyrénées
Jocelyne Salvan, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
Marie-Françoise Vabre, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
Annie Bonnefont, conseillère régionale, Midi-Pyrénées
François Arcangeli, conseiller régional, Midi-Pyrénées
Claudine Lebarbier, conseiller régional, Aquitaine
Gisèle Lamarque, conseillère regionale, Aquitaine
M. Beyris, conseillère régionale, Aquitaine
Frédéric Nihous, conseiller régional, Aquitaine

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samedi 23 mai 2015

Municipales en Espagne : la drôle de campagne de deux bonnes soeurs "pro-indépendantistes" qui dérangent

Deux religieuses catholiques font polémique en Espagne en menant ouvertement campagne pour les indépendantistes catalans, l'une d'elles se définissant même comme une "bonne soeur emmerdeuse".

Favorable à l'indépendance de la Catalogne, Lucia Caram, none dominicaine d'origine argentine se définit ainsi : "Je ne milite pour aucun parti. Je suis ici pour exerçer ma vocation de bonne soeur emmerdeuse".(Photo par AFP Josep Lago)

Soeur Forcades, bénédictine et médecin de profession, s'est illustrée par la création d'un parti anticapitalistre. Egalement dans le camp indépendantiste, elle compte quitter les ordres et se présenter se présenter aux prochaines élections régionales de septembre en Catalogne


Soeur Forcades, bénédictine et médecin de profession, s'est illustrée par la création d'un parti anticapitalistre. Egalement dans le camp indépendantiste, elle compte quitter les ordres et se présenter se présenter aux prochaines élections régionales de septembre en Catalogne (Photo par AFP Lluis Gene)





Soeur Teresa Forcades, une bénédictine, et Lucia Caram, une dominicaine originaire de Tucuman (Argentine) sont partout, en robe et coiffe de nonne : conférences, débats, entretiens, et même, s'agissant de Lucia Caram, une émission culinaire.

Jeudi, cette dernière était d'ailleurs en photo à la Une du quotidien catalan La Vanguardia. "Je ne milite pour aucun parti. Je suis ici pour exerçer ma vocation de bonne soeur emmerdeuse", a déclaré l'Argentine après avoir participé à une action de campagne aux côtés du président catalan Artur Mas mercredi, dont elle se dit "amoureuse", tout en se prononçant pour une Catalogne "libre et indépendante".

Soeur Forcades, pour sa part, a créé il y a déjà un certain temps un parti anticapitaliste. Médecin de profession, elle s'est fait connaître lors de la crise de la grippe aviaire en dénonçant les laboratoires. Elle est ouvertement favorable aux préservatifs et défend le droit à l'avortement. Récemment, elle a participé à plusieurs meetings indépendantistes.

Autant de prises de position qui ont déplu à l'Eglise, selon le journal la Vanguardia, qui assure que la nonciature apostolique a lancé un rappel à l'ordre aux deux religieuses engagées. Contactée par l'AFP, la nonciature a cependant refusé tout commentaire.

Soeur Caram a, elle, assuré que des pressions ont été exercées par le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy, ce que le ministère de l'Intérieur a démenti. "Je trouve triste qu'au 21e siècle des personnes de l'Eglise se mélangent au monde politique", a cependant estimé le ministre Jorge Fernandez Diaz.

Soeur Forcades n'en a cure. Elle envisage d'ailleurs de renoncer à sa condition pour se présenter lors des prochaines élections régionales de septembre en Catalogne, où Artur Mas entend centrer le débat sur la question de l'indépendance de cette puissante région du nord-est de l'Espagne, qui abrite 7,5 millions d'habitants sur les 46,5 millions que compte le pays.


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dimanche 17 mai 2015

Municipales en Catalogne : le drapeau indépendantiste interdit de façades publiques

PHOTO/Twitter : Joan Ballana @joanballana

On ne parlait plus guère d'indépendantisme, depuis le début de la campagne en Catalogne pour les municipales du 24 mai. Le thème - et la polémique - ont ressurgi en fanfare jeudi. Saisie par la Societat Civil Catalana (SCC), une plateforme antisouverainiste, la Junta electoral central (commission électorale) a exigé que les 'estelades', ces drapeaux sang et or étoilés, symboles de l'indépendantisme catalan, soient "retirées des édifices publics et des locaux électoraux" pendant la campagne, au nom de la "neutralité politique".

L'organisme a souligné qu'il avait pour devoir de "garantir la transparence et l'égalité entre les formations politiques". La mesure concerne les mairies dont les frontons sont décorés de drapeaux indépendantistes, ou les locaux qui accueilleront des bureaux de vote, par exemple les écoles.

La SCC a saisi la commission car elle estime que l'estelada est devenue un signe de reconnaissance et de ralliement pour les partis souverainistes CiU, ERC et CUP. Alors qu'il reste une semaine de campagne, les esprits se sont donc échauffés, certains ayant décidé d'afficher leur désobéissance.

L'Assemblea Nacional de Catalunya (ANC) a appelé les particuliers - qui ne sont donc pas concernés - à pavoiser de plus belle, alors que les drapeaux indépendantistes prolifèrent déjà sur les balcons.

L'ambiance promet d'être colorée, dans les rues catalanes...

Source:  L'Indépendant

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samedi 9 mai 2015

Catalogne : un pas de plus vers l’indépendance

Selon la feuille de route, les élections parlementaires régionales du 27 septembre prochain auront le caractère de référendum sur l'indépendance.

© REUTERS/ Albert Gea
Plusieurs partis politiques et mouvements de Catalogne ont signé une "feuille de route" devant mener le pays à l'indépendance en 18 mois, rapportent les médias. 

Parmi les parties signataires du document figurent les deux principaux partis indépendantistes, le parti centriste d'Artur Mas, la CDC, et les Républicains de la Gauche catalane (ERC) d'Oriol Junqueras, ainsi que trois associations: l'Assemblée nationale catalane, Omnium Cultural et l'Association des communes pour l'indépendance. 
© SPUTNIK. VLADIMIR OSTAPKOVICH

Selon la feuille de route, les "élections parlementaires régionales du 27 septembre prochain auront un caractère plébiscitaire". D’ici 18 mois, le parlement catalan doit adopter une décision sur la souveraineté du pays et le gouvernement régional doit élaborer un projet de constitution, créer des structures étatiques chargées de prendre le relais des structures espagnoles, entamer des négociations avec le gouvernement espagnol et la communauté internationale sur la reconnaissance de l'Etat catalan, tenir un référendum sur la constitution et convoquer des élections dans le cadre du nouvel Etat. 

Le 9 novembre, les habitants de la Catalogne se sont prononcés sur l'indépendance de cette région du reste de l'Espagne. Au terme du scrutin qui a réuni plus de 2,3 millions de personnes sur les 5,4 millions ayant le droit de vote, 80,76% des votants ont soutenu l'indépendance. La Cour constitutionnelle espagnole, saisie par le gouvernement central à Madrid, a jugé que le référendum catalan était inconstitutionnel.



source: http://fr.sputniknews.com/international/20150331/1015406631.html#ixzz3ZiN8EUHe

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jeudi 7 mai 2015

Remplacer “Perpignan la catalane” par “Perpignan la française”

Voilà la drôle d’ingérence du Consul Général d’Espagne qui en fait bondir plus d’un. Ce mercredi 29 avril, lors d’un débat (où seuls ceux qui étaient prévus pouvaient intervenir) organisé par l’Indépendant et dont le sujet était “comment attirer la clientèle espagnole”, le consul n’a pu s’empêcher de transposer le conflit hispano-catalan à la Catalogne Nord. Alors que les échanges avaient commencé avec un bon ton, distinguant catalans et espagnols tant au niveau culturel qu’économique (les catalans étant plus proches restent moins longtemps) la conclusion du Consul a été de dire qu’il a été négativement surpris en arrivant à Perpignan de voir tant de drapeaux catalans et une culture aussi présente “alors que personne ne parle catalan ici, personne !”. Evidemment il était là dans un rôle politique anti catalan car il sait très bien qu’il a déjà eu droit à plusieurs manifestations de catalans devant son consulat, qu’il parle régulièrement en catalan à de nombreux nord-catalans (dont moi-même) et que si effectivement le catalan ne jouit pas d’une utilisation normale et courante, il est pourtant bel et bien en phase de récupération. Mais faut savoir que son hostilité est telle que les organisateurs ont “oublié” d’inviter son homologue catalan, le directeur de la Casa de la Generalitat, à qui il n’adresse même pas la parole.

Alors on est tenté de lui dire deux choses à ce consul : premièrement, nous ne venons pas à Madrid expliquer comment ils doivent manifester leur identité (ou la cacher) donc prière de respecter le lieu où vous êtes. Deuxièmement, ne vous en déplaise, vous êtes en Catalogne. Certes, ce territoire est français mais de culture catalane. Nous avons donc une double culture, que vivent très bien par exemple les bretons, basques, alsaciens ou corses mais aussi les Guinéens (qui ont gardé une culture hispanique) les Québécois ou encore les Valdôtains (Vallé d’Aoste, culture française en Italie) et de très nombreux autres peuples dans le monde. La double culture est une richesse, certainement pas un handicap. Si certains espagnols politisés ont un souci avec la Catalogne, nous devons avoir la force et l’ambition de les réconcilier avec notre culture. Pas en terme politique puisque nous ne serons pas d’accord, mais en terme culturel, nous sommes tout à fait capables, contrairement à vous, d’affirmer notre culture et notre identité sans rejeter personne.

La petite note positive que je retiens de son intervention déplacée, c’est tout de même qu’il disait que depuis Barcelone où il a vécu, il était persuadé qu’à Perpignan la langue catalane était aussi présente que dans le reste de la Catalogne. Cela montre notre capacité à attirer des chalands catalans mais aussi du monde entier car toutes les études, à commencer par la fréquentation touristique et le transit aéroportuaire, montrent qu’en Europe et à l’autre bout du monde la Catalogne et Barcelone sont des marques porteuses. Alors renforçons nos relations avec la Catalogne Sud, n’en déplaise à ce consul, et développons notre économie en nous ouvrant au monde avec la ville la plus importante de la péninsule ibérique plutôt que nous mettre des barrières et nous noyer dans des schémas qui ne nous correspondent pas.
i per descomptat, si no li convé, vostè és lliure d’anar a algun lloc més “francés”.

Brice Lafontaine

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samedi 2 mai 2015

Le conflit entre Madrid et la Catalogne porte sur les mêmes valeurs fondamentales que celui entre Paris et la Corse

Pour démontrer l’ordre absurde des choses tel qu’il sévit en Corse du fait de notre dépendance exclusive franco-française, xylella fastidiosa en apporte la preuve par l’exemple.
Xylella fastidiosa nous rappelle tout d’abord notre appartenance européenne, et l’urgence de prendre enfin conscience que l’avenir de notre île, pour le meilleur ou, comme c’est le cas en l’espèce, pour le pire, se fera en Europe. Le plant contaminé qui a infecté les Pouilles est arrivé du Costa Rica par le port de Rotterdam au début 2005, puis la bactérie s’est développée, au point d’avoir décimé depuis une des plus grandes et des plus belles oliveraies d’Europe.
La « peste végétale » dénoncée par José Bové qui a pris pied dans le sud de l’Italie menace désormais l’ensemble de l’espace européen de Méditerranée, et donc, bien sûr, la Corse. Or la Corse est une île, et elle peut se préserver par la simple interdiction de l’importation de toute plante qui présenterait un risque sanitaire pour les espèces insulaires, dans l’attente d’une résolution définitive du problème en Italie et sur l’ensemble du continent européen.


Mais il n’existe aucune compétence pour que les autorités corses puissent prendre une telle mesure. Pas même à titre conservatoire : seul l’Etat français est compétent, dans le respect des règlements européens qui, justement, en l’absence de politique européenne efficace, le laisse libre de prendre toute mesure conservatoire qu’il juge utile.
Si la Corse avait son autonomie, nous n’aurions rien à attendre de l’administration centrale et les autorités corses agiraient par elles-mêmes. Mais en France il en va tout autrement : il faut attendre que Paris décide d’agir, alors qu’il n’échappe à personne que le bassin parisien n’a rien d’un espace méditerranéen !
De ce fait, les professionnels concernés vivent aujourd’hui les mêmes affres qu’il y a cinq ans quand le cynips du châtaignier, à l’œuvre sur le continent, n’était pas encore arrivé sur l’île. L’interdiction des importations de plants n’a pu être obtenue, et le premier pied de châtaignier infecté, détecté à Borgu, a fini par apporter la maladie sur toute le Corse. Saurons-nous éviter le même scénario catastrophe avec xylella fastidiosa ? Et quels efforts cela demandera-t-il, alors que, normalement, cela devrait aller de soi ?


Le débat sur la souveraineté des peuples en Europe n’est pas un débat franco-français. Il traverse toute l’Europe et les peuples sans Etats secouent désormais le joug des Etats-nations, particulièrement en Catalogne. La réaction des gouvernements centraux est vive qui veut imposer coûte que coûte le statu quo et empêcher que le premier processus d’émancipation nationale d’un peuple à l’intérieur des frontières de l’Union Européenne puisse aboutir. Elle se manifeste à Londres comme à Paris ou Madrid. L’Etat central entend garder le « pouvoir de décider » et en priver les peuples concernés.
Ainsi le conflit entre Madrid et la Catalogne porte sur les mêmes valeurs fondamentales que celui entre Paris et la Corse. Certes, l’Espagne et son régime reconnaissant l’autonomie catalane vaut mieux que le jacobinisme méticuleux et mesquin de l’Etat français. Mais l’Etat espagnol, obligé il y a quarante ans de composer avec les revendications basque et catalane pour lever l’hypothèque de la dictature franquiste, veut désormais resserrer son emprise. Il n’accepte pas la liberté du peuple catalan. Les pouvoirs publics veulent que l’essentiel continue de se décider à Madrid, revenir en arrière sur la reconnaissance du fait national catalan, « espagnoliser » la jeunesse catalane, et garder a mainmise sur la gestion de l’argent public dont la Catalogne est grande pourvoyeuse au profit du reste de l’Espagne. Le nouveau statut d’autonomie, pourtant voté par referendum en Catalogne, a été rejeté, Les Catalans, traditionnellement « pactistes » et favorables aux compromis, en ont tiré la conséquence que seule l’indépendance leur permettrait de « décider par eux-mêmes ». Ils y sont prêts, mais la lutte sera difficile car Madrid, assuré de la solidarité de l’Etat français, entend refuser ce droit démocratique. Les nationalistes catalans ont besoin de notre solidarité pour faire sortir le rapport de forces d’Espagne. L’Alliance Libre Européenne s’y emploie et en a fait une priorité. En soutenant cette « Ghjurnata d’Arritti », elle lance une campagne européenne de solidarité avec le peuple catalan. Solidarité dont le peuple corse aura lui aussi grand besoin dans les mois et les années à venir !

François Alfonsi
 

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dimanche 12 avril 2015

Manifestation indépendantiste de masse, la Diada 2015 sur l'avenue Méridienne à Barcelone?



Rassembler entre un et deux millions de personnes dans les rues de Barcelone pour le jour de la fête nationale catalane (le 11 septembre) ne fait plus peur aux Catalanistes, habitués aux rassemblements massifs depuis quelques années.

Après 2012 et la manifestation monstre dans les rues de la capitale catalane, après 2013 et la Via Catalane (chaîne humaine du nord au sud de la Catalogne) et après 2014 et le V de vote réalisé entre l'avenue Diagonale et la Via dels Corts Catalanes, la Diada 2015 se déroulera à nouveau à Barcelone. Et à nouveau autour de la place de les Glories.

La décision sera prise ce week-end par l'Assemblée Nationale Catalane réunie en congrès à Lleida mais selon la presse catalane, parmi les 300 projets envoyés pour le grand rassemblement du 11 septembre 2015, c'est celui d'une manifestation sur l'avenue Méridienne qui semblerait avoir été retenu.



La Diada 2015 devrait être une nouvelle démonstration de force lourde de symboles dans le processus indépendantiste. Et ce d'autant plus qu'elle se déroulera à quelques jours des élections régionales anticipées. S'ils venaient à remporter massivement les élections, les partis engagés dans le processus ont annoncé qu'ils déclareraient unilatéralement l'indépendance de la Catalogne.

Source: L'indépendant

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samedi 21 mars 2015

Pas assez de trains dans le tunnel du Perthus : qui va assumer la dette colossale ?

PHOTO/PHILIPPE ROUAH

TP Ferro, concessionnaire du tunnel du Perthus, ne rentre pas dans ses frais. La faute au nombre de trains de passagers et de marchandise très inférieur aux prévisions. Si la dette de 400 millions d'euros n'est pas négociée d'ici 4 mois, les Etats pourraient avoir à en assumer la charge.

L'agence de presse catalane ACN, qui dévoile cette information ce jeudi, explique que le déficit de transit ferroviaire par le tunnel du Perthus conduit TP Ferro a demander à ses créanciers de renégocier sa dette. Le consortium, constitué à 50/50 par l'Espagnol ACS et le groupe français Eiffage, a pris la concession du tunnel en 2003. Depuis, sur la base de prévisions de trafic trop optimiste, la dette s'est creusée à hauteur de 400 ME. 

Les créanciers ont 4 mois pour trouver un accord d'étalement. A l'issue de ce délai légal, les Etats pourraient avoir à assumer l'infrastructure et l'amortissement du percement du tunnel. 

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lundi 9 mars 2015

La Catalogne défie Madrid avec ses deux délégations en Autriche et en Italie


La Generalitat de Catalogne avait prévenu par courrier en décembre dernier le gouvernement espagnol qu'elle allait ouvrir deux délégations extérieures supplémentaires (ce qu'elle a fait en janvier). L'une à Vienne en Autriche, l'autre en Italie à Rome. Un courrier qu'a pu se procurer TV3 et que la télévision catalane relaie via Twitter (ci-dessous).


Le gouvernement espagnol ne l'entend pas de cette oreille et tente de freiner l'initiative de Barcelone et a porté l'affaire devant le tribunal supérieur de justice de Catalogne car pour lui, ces ouvertures violent la loi.

La Generalitat compte déjà des délégations à Bruxelles auprès de l'Union européenne, à Londres, auprès du Royaume-Uni, à Paris pour la France, à Berlin pour l'Allemagne et à Washington pour les Etats-Unis.

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